LA CENSURE

11. mars, 2018

Ceci est une histoire belge d’un niveau de -5 sur une échelle de dix, je vais parler d’un type qu’une grande frange de la populaire belge ignorait et sur lequel (la frange) n’aurait probablement jamais donné d’opinions.

En parlent de ‘’Damso’’ je vais parler d’une culture que j’ignore complètement, mais en tant que vieux soixante-huitard je ne me joindrai pas aux hordes d’imbéciles bien-pensants quand il s’agit de fric, car il s'agit bien de fric avant tout.

Nous parlons ici d’un chanteur de rap qui devait nous donner un hymne à notre équipe de foot nationale, je n’aurais jamais eu un avis sur ce genre de musique que j’ignore absolument étant un fan de classique 21, donc ‘’sorry "les djeunes" sans offense.

Voilà donc que l’on (frange catho et bien-pensante) dit que ce personnage a l’abord impressionnant dit du mal des femmes, cela n’est pas bien, mais, et oui il y un, mais, le rap est une écriture de la rue, des jeunes, dire du mal de l’un ou l’autre, s’invectiver de tous les noms pour les jeunes ne sont pas du même niveau que le salopard qui passe ses mains sur les fesses des filles dans le métro.

 Il a été facile à la droite bien-pensante de manipuler les organisations de femmes d’abord en nous faisant voir le grand méchant loup, mais on a bien vu que le fric était derrière en embuscade et même un vice premier ministre s’est laissé entuber par le capitale (le fric).

Tout cela ne pourrait avoir aucune importance étant donné que le foot ne m’intéresse pas, mais alors que l’une de nos ex-colonies crève de faim, l’un de ces représentants pouvait écrire un hymne au rapprochement d’une équipe de foot noir blanc belge, Mr le ministre a la coopération vous auriez pu défendre ce que vous ne faites pas sur le terrain. (OK, aller au Sénégal vachement utile pour les selfie).

Le droit des femmes et des hommes à la parité dans le respect doit être et reste la charte des droits de l’homme (et la femme ? ? ?), car il y a toujours cette ambigüité on parle-t-on des droits des femmes, j’aime Aragon qui a professé la femme comme l’avenir de l’homme, et beaucoup d'autres.

Damso, cher ami, je suis heureux que ta musique gagne de la notoriété grâce à l’imbécilité ou à l’attrait du gain pour d’autres imbéciles, continue à dénigrer cette société du faux bien-pensant tu es l’un de c’est pilier qui comme le grand Jacques a été à plusieurs reprises censurée.

Car censure est le mot de la fin, lorsqu’une personne ne peut en toute liberté exprimer ces mots où s’est pensée nous retournons soixante-dix ans en arrière sous Degrelle ou Vichy, l’union de football Belge devrait pour son futur hymne s’adresser au secrétaire d’État à l’asile et à l’immigration ( ou encore le ministre des Affaires étrangères qui feraient mieux de s'en occuper de l’étranger et foutre la paix aux Bruxellois) à travers c’est message sur le net il y aurait de quoi faire… un message rassembleur en rap.

La censure, jamais, la censure épargne les corbeaux et tourmente les colombes et on aime les colombes et les femmes pas dans le même ordre et sans ordre du tout après tout

Je veux bien passer pour un salaud aux yeux des imbéciles. Je pratique l’art du pamphlet, il faut le prendre pour ce qu’il est dans notre époque ramollie où tout le monde a peur, a honte, se censure. Signé Pierre Desproges en 1986.

Pierre tu nous manque…

Sorry pas de Photo Damso © tous droits réservés