4. déc., 2016

QUE QUOI !

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Après avoir longtemps pensé, rien ne me vient, l’angoisse de la page blanche, moi qui écris une page tous les deux mois, en fait non, le nombre de sujets est tellement grand, les hurlements sont tels que je vais sur la terrasse et hurlent comme un loup triste, qui a perdu sa meute.

Le monde est en déclin sur une pente savonneuse pavée de mauvaise intention, et peu de solution comme jamais, pas un jour de lumières rien que des nouvelles désespérantes, le siècle des lumières est loin derrière nous disparaissant dans la pénombre d’un monde en dépression.

Mais voilà, les nouveaux et anciens comiques sont de retour, comme le beaujolais, les Trump’s en tête, suivi d’un future marrant, Fillon où encore peut être un Hofer qui va rejoindre la bande des Orban et autres Le Pen, ainsi que les grands meurtriers comme Assad et consorts, sans oublier la tête de Turc.

On parle de fin de siècle, alors qu’il ne fait que commencer, mais me direz-vous l’histoire est un éternel recommencement, doit-on refaire les mêmes conneries les mêmes désastres, mais peut-être à plus grande échelle, qu’il ne reste rien, table rase, retour à zéro.

Mais voilà, nous avons tous des enfants et des petits enfants ou des neveux ou des voisins avec enfants et n’a vraiment pas envie de leur laisser cet héritage merdique, alors l’espoir ne repose pas sur eux, mais sur nous tous, et rejetons tous c’est comique qui ne nous font pas rire du tout.

Actuellement seuls les mouvements citoyens, l’esprit village, coopératif et même les kibboutzim collectivistes sont des lueurs d’espoir, que ce soit autour d’une pompe à eau en Afrique, de plantation de vignes en Océanie, de réouverture de boutique citoyenne dans des villages perdus, tous commencent petit comme toute révolution, mais seule cette petite lumière, sans verser dans le baba cool et le végétarien, permettent un sursaut d’espoir.

Le travail pour vivre et non pas pour consommer doit être le but, ainsi que le salaire universel, le partage équitable de toutes les ressources, l’utopie en fin de cette année catastrophique me permet de nourrir mon optimisme et de calmer mon pessimisme, sans me faire d’illusions.

Il y a de belles choses dans ce monde, mais si peut.

Dans le sud du monde, ils sucent des cailloux ou des pattes de vautours morts et meurent, tout secs et désolés, et penchés comme les roses que l’on oublie d’arroser. (Desproges, le « Grand »)