Coup de gueule

5. août, 2016

Un déferlement de propos racistes a eu lieu suite à la mort au Maroc du jeune Flamand Ramzi Mohammed Kaddouri.

La responsabilité est aussi politique...et citoyenne.

Étant parti pour écrire un texte léger en cette période dite d’été, j’avais commencé un article sur la cuisine et puis une fois de plus l’actualité, cette fois basé sur un simple fait divers triste certes, mais un accident, un deuil qui aurait dû rester dans la cellule intime de la famille et des amis.

Beaucoup ont donné leur avis, des personnes ayant bien plus d’influence, aussi je pose mon acte en tant qu’anonymes parmi les citoyens d’un état de droit qui espére le rester, nous ne sommes pas en guerre avec nos voisins, bien au contraire ils font partie de nous.

Entendre de plus cette droite politique bien-pensante, qui depuis des années crache sur l’immigration et sur notre société qui a toujours été celle de l’accueil de l’autre, cela est encore plus écœurant de bêtise.

Mais une fois de plus la mort d’un gamin de quinze ans a fait vomir la pire des cultures de la droite des extrêmes celle du racisme que l’on ne peut tabler de bas étage, étant donné qu’elle n’a pas de limites dans la bêtise, que l’on aimerait qu’elle ne soit pas humaine.

Ramzi est mort sur une route du Maroc son pays, certes, d’origine, mais il était Belge et en vacances comme des millions d’autres jeune, il aurait pu revenir dans l’anonymat le plus complet, mais il a fallu un accident pour le mettre en titre dans de nombreux journaux pour la pire des raisons.

On salit une famille au nom de la haine, de l’imbécillité crasse et que celle-ci soit du nord de notre pays n’est pas une excuse en soi, cette haine de l’autre cours sur toute l’Europe comme une gangrène qui n’en finit pas.

Les extrémismes sont la fange du monde, il ne repose sur rien, sinon la haine du voisin de toutes couleurs, de tout endroit dans le monde, c’est une tristesse extrême qui donne la nausée.

Il m’est parfois incompréhensible de vivre sur la même planète que ces personnes-là, je me sens tellement naïf face à la haine, je peux haïr l’homme qui tue des innocents, mais pas l’innocent.

J’aurais tellement préféré écrire sur ma recette de poulet à l’estragon, mais Ramzi méritait mon coup de gueule, il aurait aimé ma recette….