BOULI L…

24. févr., 2016

Le cinéma pour moi est une passion, il fut un temps où je travaillais avec des horaires qui me permettait d’aller au ciné l’après-midi, plaisir des salles vides sans popcorn, parfois deux films, aujourd’hui le grands écran télé a remplacé la salle de ciné et toujours pas de popcorn.

Donc monsieur Bouli Lanners, il apporte cette espèce de naïveté unique du cinéma belge, les frères Dardenne sans l’aspect social, on pourrait pencher plus vers le poète comme Delvaux, en restant plus les pieds sur terre dans un univers de contes de fées façon Terry Gilliam.

Un après-midi il y a quelques années après le boulot devant un plat de nouilles dans un bistro au nom peut être prédestinée d’ultimes atomes, j’ai eu la chance d’observer Bouli simplement assis devant un café en face de moi, remplissant nerveusement un carnet de notes, pour moi un Magritte en contre jours.

Étant du genre réservé à la limite timide, je n’ai pu que lui témoigner un bref message d’admiration en quittant l’établissement en regrettant à tout jamais de n’avoir pas eu l’audace de m’asseoir à sa table, mais je ne saurais jamais si je l’aurais importuné.

Il y a des situations dans la vie ou l’on regrette à toujours certaine parole qui aurait peut-être été le début d’un échange, d’une amitié d’un contact mais en toute certitude, cella restera un regret.

Avant la fin du monde j'aimerais te rencontrer encore une fois...